Orléans

Point kilométrique 121,030 de la ligne Paris - Bordeaux

Altitude 114 m

7 voies à quai

Trafic annuel : 3 500 000 voyageurs

La gare d'Orléans a été ouverte à l'exploitation commerciale le 5 mais 1843 lors de la mise en service de la ligne en provenance de Paris.

Elle était initialement conçue comme un simple terminus.

Toutefois, avec la réalisation des lignes de Tours et de Vierzon, puis ensuite des autres branches de l'étoile ferroviaire orléanaise, les installations sont rapidement devenues trop exigües.

Des travaux d'agrandissement sont donc entrepris, lesquels comprennent notamment la construction d'un nouveau bâtiment en 1880.

Au début du XXème siècle, la gare est à nouveau remaniée. Les deux services de départ et d'arrivée des voyageurs sont regroupés au fond du hall. Un accès direct sur le boulevard est créé et le buffet est agrandi. Au niveau des voies, une vaste marquise à trois travées couvre les voies à quai, désormais au nombre de huit, au lieu de six précédemment, avec de part et d'autre deux ailes en maçonnerie. En outre, on note l'existence d'une vaste gare locale pour les marchandises du côté ouest, le long de l'avenue de Paris. Celle-ci fait face côté est à des ateliers et à deux dépôts, l'un pour la compagnie du Paris - Orléans et le second pour les chemins de fer de l'Etat. Toutes ces installations sont mises en service le 9 août 1905.

Gare d'Orléans. Bâtiment de 1905 avec sa marquise à trois travées et ses deux ailes en maçonnerie
La gare de 1905 avec sa marquise à trois travées et ses deux ailes en maçonnerie, bien visibles sur cette carte postale ancienne

Les bombardements de 1944 ont détruit entièrement les ateliers et le dépôt, ainsi que la quasi-totalité de la halle aux marchandises, toute la partie nord du hall et une partie des ailes du bâtiment-voyageurs.

Il fallait donc reconstruire et la SNCF en profitera pour proposer une nouvelle gare de passage d'orientation est-ouest. Cela aurait entraîné l'élimination des manœuvres de rebroussement et des navettes qui relient la gare d'Orléans à celle des Aubrais. Mais ce projet est fermement rejeté par les élus de la ville d'Orléans.

En lieu et place, une nouvelle gare voit le jour et est inaugurée le 25 mars 1965. Elle est faîte de béton, d'acier et de verre et est sensiblement située au même emplacement que l'ancienne gare, la façade du nouveau bâtiment dédié aux voyageurs étant reculée d'environ 80 mètres.

A cette occasion, le dépôt des machines est transféré aux Aubrais et les voies dédiées au trafic des marchandises émigrent vers le nord, au-delà du boulevard de Québec. Environ 16 hectares ont ainsi été libérés et remis à la ville d'Orléans. Cela permet de créer le parking Münster et tous les immeubles du quartier de la gare, dans l'espace situé entre cette dernière et l'avenue Emile Zola.

Plan du complexe ferroviaire orléanais avec à droite le projet de construction d'une nouvelle gare de passage, envisagée après la Seconde Guerre Mondiale, mais non réalisée.
Le complexe ferroviaire orléanais avec à droite le projet de construction d'une gare de passage, envisagée après la Seconde Guerre Mondiale mais jamais réalisée. Document : Géographie des Chemins de Fer Français. Henri Lartilleux. Imprimerie Chaix. 1946

Depuis 1965, la situation a une nouvelle fois évoluée. Tout d'abord, la gare de 1965 a été intégré au centre commercial de la place d'Arc en 1986.

Puis de 2005 à 2007 la gare est de nouveau reconstruite. Une nouvelle verrière (pleine de courants d'air) voit le jour et ouvre sur l'avenue de Paris. La toiture est composée à 80 % d'aluminium et à 20 % de verre.

L'inauguration intervient en janvier 2008. Mais il faudra attendre jusqu'en 2012 pour que la liaison piétonnière, dont la réalisation a pris beaucoup de retard, soit enfin achevée.

Aujourd'hui la gare d'Orléans a une allure résolument moderne mais avec dont on peut regretter le côté pratique, car en hiver l'ambiance y est particulièrement glaciale et un lieu de rendez-vous de tous les courants d'air possibles et imaginables. Lorsque l'on attend son train, ce qui arrive beaucoup trop souvent compte-tenu des multiples retards qui affectent les dessertes ferroviaires locales, il faut bien avouer que cela est particulièrement désagréable.